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Bonjour Friend,
 » On ne se souhaite plus bon appétit mais… bonne chance ! « 
Pierre Rabhi, essayiste, romancier, agriculteur, conférencier et écologiste français,
fondateur du mouvement Colibris
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Vous avez été nombreux à me souhaiter un bon anniversaire ! J’ai adoré ! Ce fut un jour délicieux. Le jour de la saint Valentin est une date facile à retenir mais tout de m’aime… vos lettres nombreuses, douces, pleines de bénédictions et d’amour m’ont vraiment fait du bien…Je n’ai pas encore pris le temps de répondre à tous… mais je vais m’y atteler.
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J’entends beaucoup de complaintes autour de moi, autant contre les produits bio suspectés de ne pas l’être que contre les propositions alimentaires douteuses proposées par les grands réseaux de distributions… Oui, nous vivons dans une jungle alimentaire dans la quelle il est difficile de ne pas se perdre… mais
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Nous avons le pouvoir et le choix
Choisir sa nourriture est un acte citoyen, une prise de position collective, économique, sociale autant qu’un choix individuel pour sa propre santé. Si les produits que nous achetions en toute confiance ne sont plus dignes de cette confiance, ne les achetons plus. Trouvons-en d’autres, bio, pur, traçables, crus, et veillons à préserver leur intégrité des manipulations industrielles et des feux de la cuisson. Il en va de la nôtre.
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Nous sommes tous liés, interdépendants et connectés. L’industrie agroalimentaire n’est pas plus diabolique que nos désirs : elle en est le reflet et elle y répond.

J’entends souvent « on nous fait avaler n’importe quoi, c’est une honte » ou « on n’a plus le choix, on nous intoxique ». Mais « on », qui est-ce ? Eux ? Nous ?

Nous décidons encore de ce que nous mangeons, non ? Pas vous ?

Je me réjouis que vous soyez de ceux qui décident…
Que nous soyons stupides ou géniaux, avec un petit ou un gros QI, nous avons tous un orifice qui nous sert à exprimer des idées stupides ou géniales ainsi qu’à introduire de la nourriture, et, à l’autre bout du tuyau, un autre orifice spécialement conçu pour évacuer, non pas des choses géniales ou stupides… mais la même chose pour tout le monde, quel que soit notre régime politique ou alimentaire, et nous sommes grosso modo tous dans la même… modo ! Les différences subsistent entre ceux qui le savent et les autres, puis entre ceux qui savent et qui agissent… et les autres.
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Agir pour notre planète et notre santé

Notre terre est proche du burn out, et dans beaucoup de pays déjà, elle ne tient pas le coup ni le coût… et à quel prix !

Abuser des somnifères pour dormir, se tourner vers des produits de synthèse anabolisants (ou autres…) pour se sur-stimuler sans faire face à ses déséquilibres sont des maltraitances comparables à celles que nous faisons subir à la terre en la bourrant de pesticides au lieu de la labourer avec respect et gratitude. . Nous devons y faire face. Notre temps est celui d’un volte-face écologique, sanitaire, alimentaire… élémentaire.

Comme le dit avec humour Pierre Rabhi : « On ne se souhaite plus bon appétit mais… bonne chance ! » tellement manger est devenu un risque sanitaire.

Les mauvais traitements que nous faisons subir à la terre nous reviennent en boomerang. Notre karma (au sens littéral « action, réaction », loi de la conséquence) est lié à celui de la terre qui nous nourrit. Nous ne lui survivrons pas au plan physique mais la planète, elle, ne pourra que refleurir après notre extinction. Car nous sommes bien dans une phase d’extinction.

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Pierre Rabhi appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ».
Parmi ses livres ; Vers la sobriété heureuse et L’Agroécologie, une éthique de vie aux Editions Acte Sud.
Choisir le bio, une nécessité planétaire
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L’agriculture dite conventionnelle, boostée de pesticide et d’engrais chimiques, date de 1950. L’agriculture normale, c’est-à-dire bio, a, elle, toujours existé. Nous devrions ainsi nommer une pomme bio une pomme, tout simplement, et une pomme issue de l’agriculture conventionnelle (majoritaire), une pomme chimique.

Manger des fruits et les produits issus de l’agriculture intensive, c’est participer à la destruction de la terre par l’adjonction massive de produits chimiques et la cautionner. C’est aussi donner notre argent à ceux qui inondent les champs de pesticides pour éliminer les « nuisibles » et « protéger » les récoltes, les stimulent, les arrosent d’engrais pour forcer à la terre à produire toujours plus et plus vite… à ses dépens comme aux nôtres.

Le choix de l’agriculture biologique va bien au-delà de la décision individuelle, intelligente et respectueuse pour soi de ne pas ingurgiter des pesticides et autres produits chimiques hautement toxiques pour notre organisme. Manger bio, quand on en a les moyens, nous ouvre une perspective plus large que celle de faire des modos bio… C’est une décision aussi indispensable à notre équilibre sanitaire qu’à l’équilibre écologique de la planète.

Tout bio… or not tout bio ?
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Les polémiques sur l’agriculture bio et les doutes sur son intégrité légitiment pour certains le choix des fruits et légumes chimiques : « On n’est pas sûr que ce soit vraiment bio, c’est une arnaque. »  Chacun ses ruses pour justifier ses choix… tant que nous l’avons, le choix. La vraie arnaque serait plutôt face à nous-mêmes, quand nous nous faisons avaler n’importe quoi en nous racontant que c’est bon pour nous. Dois-je rappeler qu’une salade restée en terre trois semaines ou une tomate bio sont hautement plus riches en nutriments que les mêmes légumes forcés chimiquement à pousser en quelques jours et donc aussi dépourvus de nutriments que chargés de produits toxiques ?
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Heureusement, il semble que le bio gagne des « électeurs » en même temps que du terrain, en témoigne l’accroissement du nombre de magasins bio en France. Encore une fois, à nous de discerner le bon grain de l’ivraie. Oui, il y a du « faux bio », du bio de grande surface qui bien que « libellé bio » est en dessous de la qualité de la récolte d’un paysan qui pratique l’agriculture biologique ou raisonnée sans en avoir demandé la qualification. Notre terre est peuplée de faux frères et de faux-semblants… Je crois sincèrement que le désir et la consommation d’une nourriture saine – j’ose préciser végétale et crue – nous aide à aiguiser nos sens, à faire appel à notre instinct, à faire confiance à notre intuition et à se se repérer sans se perdre dans ce qui est devenue une jungle alimentaire.
J’espère que vous en faites chaque jour l’expérience en crusinant joyeusement les produits de la terre, car vraiment, reprendre la main sur notre alimentation en mettant la main à la pâte…  devient de nos jours de plus en plus pertinent !
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Je me réjouis de vous accompagner en ligne
de la découverte à la maîtrise de ma cuisine revitalisante 😄
… et gourmande 😋 !
Joyeusement !
Votre NatuRawChef
Marie-Sophie L