Newsletter #16 : La viande, en manger… y renoncer ?

« Ce n’est que quand il aura fait tomber le dernier arbre, contaminé le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson que l’homme s’apercevra que l’argent n’est pas comestible. »

 

Indien Mohawk
 
Toujours joyeuse de retrouver ma « raw family » le dimanche matin… aujourd’hui, pour suivre l’actualité qui, en Europe comme aux Etats-Unis se déchaîne en reportages concernant la consommation de viande, je partage avec vous ces réflexions. Encore une fois, je ne m’élève contre rien mais engage toute mon énergie pour vous proposer des solutions vertueuses pour renouveler votre paysage culinaire…

La gastronomie telle que je la renouvelle à travers mes recettes est éminemment ludique, instinctive et sensuelle. Elle s’inscrit dans une considération respectueuse de la nature à laquelle nous appartenons, de laquelle nous avons la responsabilité, avec laquelle nous évoluons et sans l’accord de laquelle nous ne pouvons vivre. Notre nature, dans ce qu’elle a de plus élevé, de plus enraciné, de plus céleste dans ses aspirations et de plus terre à terre dans ses besoins. Notre nature interdépendante de la (sa) Nature qui fait de nous la partie et le tout.

Revisiter l’irrépressible nécessité de consommer pour subsister, de « prédater », de piller ou de puiser raisonnablement dans nos ressources communes procède d’une ambition de réconcilier en moi… et en nous, la matière et l’esprit. La volupté en est le point de fusion. Ainsi l’art de la gastrawnomie est pour moi l’expression idéale, pour donner joyeusement corps et consistance à cette  « insoutenable légèreté de l’être », dans la célébration même de son incarnation… à chaque repas renouvelée.

Mon Teriyaki de Légumes photographiée par Nicolas Leser
extrait de la formation en ligne
 « De la Découverte à la Maîtrise de ma Rawfood Gourmande »
 
La viande : santé, respect animal et empreinte écologique…
 
Manger de la viande correctement élevée par de petits producteurs respectueux et de façon occasionnelle (2 à 3 fois par semaine au grand maximum) ne me semble pas être une pratique dangereuse ni même condamnable.
Le véritable danger réside dans la surconsommation et dans la toxicité des viandes produites par les élevages industriels dans des conditions barbares qui sont à l’origine d’une souffrance animale inacceptable, en plus d’entraîner des conséquences environnementales désastreuses et la destruction d’un écosystème planétaire déjà fragilisé.
De bonnes raisons pour limiter notre consommation de viande et ré-enchanter notre paysage culinaire dénaturé en renouvelant nos habitudes alimentaires. Il est temps ! C’est l’urgence de notre époque, comme celle de l’instant cru… cial !
 
 
La viande : Un préjudice pour notre santé ?
 
La viande est à notre époque plus que jamais dénaturée par nos méthodes de productions irrespectueuses. Il y a encore 60 ans, l’élevage réduit dans des exploitations à taille humaine garantissait des viandes appréciables. À notre époque, non seulement nous surconsommons la chair animale (2 fois par jour dans certains foyers !) mais elle est devenue pour la majorité impropre à la consommation, car toxique au regard des substances chimiques, dont des antibiotiques indétectables (des budgets sont en effet engagés pour en fabriquer), administrées aux animaux pour satisfaire les besoins de rentabilité d’une production abusive et dangereuse. Il faut savoir que les porcs absorbent à eux seuls la moitié des antibiotiques de France. La mainmise de laboratoires tels que Monsento sur l’agriculture intensive est un abus contre lequel beaucoup s’indignent, mais dont peu viennent véritablement à bout.
L’élevage en surnombre et en confinement d’animaux soumis à une croissance dangereusement rapide et dans des conditions effroyables, favorise l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes : listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, etc. Selon un rapport de la FAO, « il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ». J. Otte et al., « Industrial livestock production and global health risks ». rapport de recherches. FAO, 2007.
 
Ah ! La tradition ! 
 
Poussés par la faim, l’envie ou l’habitude, voire la tradition, sous prétexte « qu’il faut bien manger quelque chose » et victimes de la croyance que la viande donne des forces – alors que le taureau ne manque pas de force, et ne mange pas… de viande, que de l’herbe ! la plupart d’entre nous, surtout dans les pays surdéveloppés, continuons à manger de la viande sans réfléchir. Nous avons même mis en place un système pour nous éviter de penser à la barbarie que sa consommation génère, en s’éloignant de la tuerie de l’animal jusqu’à oublier que c’en est (était !) un. Il nous suffit de déballer la tranche ou le plat tout préparé –  « avec amour » comme il est précisé parfois ! ou validé par le professeur Shprout… tant qu’à faire ! – de le glisser dans le micro-ondes et de le manger tout en cherchant sur Internet des informations sur comment se nourrir sans se faire de mal dans ce qui est redevenu une jungle. Nous sommes incohérents !
 
Mon hommage au végétal… en toute bonne foi
 
Déjà et toujours amoureuse du végétal depuis l’enfance, j’aimais le foie gras.  J’y ai renoncé après une rencontre avec l’astrophysicien Hubert Reeves, à qui j’avais servi un foie gras cuisiné à ma façon. Il avait refusé d’en goûter en me disant qu’il lui était insoutenable qu’un mets si sublime soit-il soit le fruit d’une torture barbare. C’était il y a plus de 25 ans. Hubert m’a ouvert les yeux ce jour-là. 
C’est dans cet esprit et pour rendre hommage au Végétal que j’ai créé La BONNE FOI, sans foie ni gras ni sacrifice animal.
C’est la première recette que j’ai élaborée à San Francisco il y après de huit ans.
Aujourd’hui, j’apprends grâce à L214 que la production de foie gras engendre non seulement la torture du gavage mais, en amont, l’élimination par broyage ou exposition au dioxyde de carbone de 16 millions de canetons femelles – vivantes ! – chaque année en France parce que leur foie trop nervuré ne convient pas à la production de foie gras. Quelle folie …
Alors ensemble, mettons de plus en plus de légumes, de graines, d’herbes fines, de fruits, crus, purs et vrais, et cuisinons-les tout crus !

Et pour que cuisiner cru soit un art, simple, rapide et ludique, j’en écris les recettes comme des partitions, en compose les harmonies et l’enseigne quotidiennement dans mes formations en ligne. Que manger soit une jouissance, une ré-jouissance, une danse, une musique harmonieuse de plaisirs chaque jour renouvelés… et intensifiés !
 
Sur le blog « Ma vie en raw » du site linstantcru, vous retrouverez votre NatuRawChef 👩🏻‍🍳donnant une MasterClass Cruscous® à l’école Ferrandi, dans l’extrait du reportage d’Esther Goldmann « Le couscous, un plat royal ». Ce reportage a battu les records d’audience jamais atteints depuis janvier 2015 ! Bravo Esther !

Surprise !

Je vous offre les recettes de votre premier diner cru… ce sera une réussite !

Votre NatuRawChef® 
Marie Sophie L.

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Votre NatuRawChef® 
Marie Sophie L.